The Marvelous Armenians of Jerusalem – Les Merveilleux Arméniens de Jérusalem

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As we are in the week of the Orthodox Christmases (January 6th and 7th, depending on the branches), let’s talk about the most beautiful people of Jerusalem : the Armenians. The Armenian community is present in the holy city since 95 BC, since king Tigrane II conquered territories until Jerusalem. We can say that Armenians have always been there. This presence, since the century of the birth of the Blessed Virgin Mary, preceding a little the birth of the Christ, had marvelous consequences. The apostles of Jesus, Judas Thaddeus and Barthelemy (Nathanael), after the Ascencion, travelled until the traditional Armenia, in the Caucasus, to evangelize. Because Armenia was evangelized by the Apostles of Jesus themselves, even if it’s an Orthodox church, it’s special and unique, and is called Apostolic church. For Christians, Armenia isn’t just any country. It’s the first country that declared Christianism the State religion, in 301 AD, thanks to St. Gregory the Illuminator, who was then the first Catholicos (the equivalent of the Pope, in the Apostolic church). That was 80 years before Roma ! 

As every Christian is called to carry his cross, Armenia wasn’t spared from it, between 1915 and 1923. The Ottoman Turkish empire, for territorial conquest reasons, decided to get rid of this Christian people, owner since several millenaries of big territories. 1,5 million persons were victims of the 1st genocide of the 20th century (according to the experts, if it had been punished, the Shoah couldn’t have happened…!), by mass deportations, crucifixions, mass executions in the Ottoman army, and murder of all the elites living in the big cities. That was the joyful paragraph.

That leads us to something I actually discovered in Jerusalem : the liturgical music of Father Komitas (1869-1935). As the multi-millenary musical heritage was in distress, he decided to give it a new lease of life, with for instance the famous hymn : Ter Voghormia (Lord have mercy). The tradition says that as Father Komitas was arrested by the Turkish police, he started singing this hymn. As they had never heard something so beautiful, they were so impressed that they decided to postpone his execution. That’s said to have saved his life, as it’s in France that he died many years later. In Jerusalem, on Friday and Saturday, at 5:15 PM in summer, and 4:15 in winter, the Armenian seminary does a procession in all the Holy Sepulcher. The Armenian seminary is composed of about 20 young men (around 18 years old), doing religious studies. During 45 minutes, it’s twenty young men, with extremely powerful voices, that sing the hymns of the Armenian liturgy, in all the Holy Sepulcher. Any people seeing that is in shock. The songs are breathtaking, the voice strength of the students are unbelievable, and it’s so beautiful to see such young people being so pious and glorifying Jesus in such a beautiful way. But what’s fun, is that sometimes we can see them watching each other… and laughing !

Following my Hierosolymite researches, I discovered that Saint James Cathedral, the headquarter of the Armenian Patriarchate of Jerusalem, owns precious relics : it’s built on the place where the head of James the Greater, apostle of the Christ, was buried. As it’s in works until summer 2016, I saw the Armenian Divine Liturgy in the chapel of the Holy Archangels (what a name!), sang by the seminarists. Only for the beauty of the prose, it’s really worth going there. Jews, Catholics, Protestants, Atheists… any person visiting Jerusalem should see that. Such a musical strength, so old and so rich, it would be indecent to miss it !

Finally, let’s note that the wheel turns… One day, having a talk with a Turkish negationist guy, he told me that until 1923 (until Great Britain won Jerusalem to the Ottoman empire, and all the Turkish people had to leave the territory), his family was living in Jerusalem. He was nostalgic, talking about it, as Jerusalem is a dream for everybody. As he just had an indecent negationist speech about the genocide committed by his people, I answered : « Oh yeah, that’s fun, because if you knew THE NUMBER of Armenians in Jerusalem nowadays… ! ». haha ! Indeed, the Armenian community censes about 2200 souls, owns 1/6th of the city, is quite important in the Holy Sepulcher (notably, they sell the candles to all the Orthodoxes), and their heritage and the richness of their culture is admirable in many places : a bit everywhere in the Holy Sepulcher, paintings, mosaics, scriptures, but also in all the quarter preceding the Mount Zion, and at Mary’s tomb (which only for the Orthodoxes represents that), where proudly flies an Armenian flag, and a khatchkar (stoned cross), and mosaics inside the church.

To finish, I’d like to give you the beautiful lyrics of the famous hymn Ter Voghormia, and the Youtube links of two other marvelous church songs : Amen Hayr Soorp (Amen Holy Father) and Soorp Asdvadz (Holy God).

Ter Voghormia :

« Ter Voghormia (x4), Amenassourp yerrortootioon, Door Achkharhis khaghaghootioon, Yev hivantats pejechgootioon, Nndchetselots arkayootioon, Ari asolooatz harsten merots, Hissoos Perguitch miz voghormia. »

« Lord have mercy.  (4x) Very Holy Trinity, Give peace to the world, And healing to the sick, Heaven to those who are asleep. Arise, God of our fathers. Jesus Savior, Have mercy on us. »

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Je profite de cette semaine des Noëls orthodoxes (les 6 et 7 janvier selon les branches), pour parler des plus beaux de Jérusalem : les arméniens. La communauté arménienne est présente dans la ville sainte depuis 95 av. J.C, depuis que le roi Tigrane II conquit de vastes territoires allant jusqu’à Jérusalem. Les arméniens y ont donc toujours été présents. Cette présence dès le siècle de la naissance de la Sainte Vierge, précédant de peu la naissance du Christ, n’est pas sans conséquence. Les apôtres de Jésus, Jude Thaddée et Barthélémy (Nathanaël) après l’Ascencion sont allés évangéliser jusque dans les territoires historiques arméniens, dans le Caucase. C’est en référence au fait que l’Arménie ait été convertie par les apôtres du Christ eux-mêmes, que bien qu’étant orthodoxe, l’église arménienne se distingue en étant appelée Église Apostolique. L’Arménie est loin d’être un pays comme un autre, pour les chrétiens. C’est le premier pays a avoir déclaré le christianisme comme religion d’État, en 301 AD, grâce à Grégoire l’Illuminateur, qui fut nommé premier Catholicos (l’équivalant du Pape, dans l’église apostolique arménienne). 80 ans avant Rome !

Comme tout chrétien est appelé à porter sa croix, l’Arménie n’a pas été épargnée entre 1915 et 1923. L’empire Turc Ottoman, pour des raisons de conquêtes territoriales a décidé de se débarrasser de ce peuple chrétien propriétaire de grands territoires depuis plusieurs millénaires. Ce sont donc 1,5 millions de personnes qui ont été victimes du premier génocide du 20ème siècle (qui selon les experts, s’il avait été puni, la Shoah n’aurait probablement pu avoir lieu), par des déportations, crucifixions, et exécutions de masse au sein de l’armée ottomane, et meurtre de toutes les élites résidant dans les grandes villes. C’était le paragraphe joyeux.

Mais cela nous amène à quelque chose que j’ai découvert réellement à Jérusalem, la musique liturgique du Père Komitas (1869-1935). Comme l’héritage musical multi-millénaire était en voie de perdition, le religieux a décidé de le faire renaitre, avec notamment le célèbre hymne Ter Voghormia (Seigneur aie pitié). La tradition raconte qu’arrêté par la police turque, et en voie d’être exécuté, le Père Komitas s’est mis à chanter cet hymne. N’ayant jamais rien entendu d’aussi beau, les turcs bluffés auraient remis à plus tard son exécution, ce qui lui aurait définitivement sauvé la vie, car c’est en France qu’il est décédé. À Jérusalem, le vendredi et le samedi, à 17h15 en été, et 16h15 en hiver, le séminaire arménien fait une procession dans le Saint Sépulcre. Le séminaire arménien compte une vingtaine de jeunes hommes (aux alentours de 18 ans) faisant des études religieuses. Pendant 45 minutes, ce sont donc vingt jeunes hommes, aux voix ultra puissantes, qui chantent les hymnes de la liturgie arménienne, dans tout le Saint Sépulcre. Toute personne assistant à cela est sous le choc. Les chants sont époustouflants, la puissance de voix des étudiants est incroyable, et puis c’est tellement beau de voir des personnes aussi jeunes être aussi pieuses et célébrer Jésus d’une si belle façon. Par contre ce qui est drôle, c’est que parfois on les vois se regarder les uns les autres… et se marrer… !

En poursuivant mes recherches hiérosolymites, j’ai découvert que la Cathédrale Arménienne Saint Jacques, siège du Patriarcat arménien de Jérusalem, possède des reliques précieuses : elle repose sur l’endroit où est enterrée la tête de Jacques le Majeur, apôtre du Christ. Comme elle est en travaux jusqu’à l’été 2016, j’ai assisté à la Divine Liturgie arménienne dans la chapelle des Holy Archangels (quel nom!), chantée par les séminaristes. Ne serait-ce que pour la beauté de la prose, ça vaut le détours. Juifs, catholiques, protestants, athées, toute personne visitant Jérusalem ne peut manquer cela. Une telle puissance musicale, si ancienne, et si riche, il serait indécent de ne pas y assister.

Enfin, notons que la roue tourne. Un jour en discutant avec un turc négationniste, il me racontait que jusqu’en 1923 (jusqu’à ce que la Grande Bretagne gagne Jérusalem à l’empire Ottoman, et que tous les turcs doivent quitter le territoire), sa famille vivait à Jérusalem. Il en parlait avec une certaine nostalgie, car Jérusalem fait rêver tout le monde. Comme il venait de me tenir un discours indécent sur le génocide commit par son peuple, je lui ai rétorqué : « Ah oui, et c’est drôle parce que maintenant si tu savais LE NOMBRE d’arméniens qu’il y a à Jérusalem… ! ». Et toc ! En effet, la communauté arménienne compte environs 2200 âmes, possède 1/6ème de la ville, est assez importante au Saint Sépulcre (ce sont notamment eux qui vendent les bougies à tous les orthodoxes), et leur héritage et la richesse de leur culture est admirable dans beaucoup d’endroits : un peu partout dans le Saint Sépulcre, des peintures, mosaïques, écritures, mais aussi dans tout le quartier précédant le Mont Sion, ainsi qu’à l’église de la Tombe de Marie (qui ne représente ce lieu que pour les orthodoxe), où trônent un drapeau arménien, une khatchkar (croix en pierre), et des mosaïques à l’intérieur de l’église.

Pour finir, je souhaite juste vous donner les paroles du fameux hymne Ter Voghormia, ainsi que les liens Youtube de deux autres chants de messe merveilleux : Amen Hayr Sourp (Amen Père Saint) et Sourp Asdvadz (Saint Dieu).

Ter Voghormia :

« Ter Voghormia (x4), Aménassourp yérrortoutioun, Dour Achkharhis khaghaghoutioun, Yèv hivantats pejechgoutioun, Nndchétsélots arkayoutioun, Ari asolouatz harsten mérots, Hissous Perguitch miz voghormia. »

« Seigneur aie pitié (x4), Trinité très sainte, Donne la paix au monde, Et la guérison aux malades, Le royaume céleste aux défunts, Lève toi Dieu de nos pères, Jésus sauveur aie pitié. »

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Auteur : Elinor

My name is Aliénor, Elinor in Hebrew, and I’m a Catholic from Paris. My heart belongs to Israel, so I’m going to tell you my journey there, and why would a christian be in love with this country. / / Je m’appelle Aliénor, Elinor en hébreu, catholique et parisienne. Mon coeur se trouve à 3250km de Paris: en Israël! Je vais donc vous raconter mes voyages là-bas, et vous montrer ce qu’une chrétienne peut tant aimer dans ce pays.

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