Street Art au Saint Sépulcre de Jérusalem – Street Art in the Holy Sepulcher of Jerusalem

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Dans l’église du Saint Sépulcre, les escaliers qui descendent vers la chapelle arménienne Sainte Hélène, et la chapelle du recouvrement de la vraie Croix (encore un endroit impensable et bouillonnant d’émotions de Jérusalem) détiennent un petit trésor. Sur les murs, des petites croix, finement ciselées, extrêmement jolies, par milliers. On est tentés de se dire en voyant cela : « voilà les graffitis de ceux qui aiment Jésus ».

Sans savoir de quoi il s’agit, on imagine l’ancienneté de ces petites gravures. Non seulement parce qu’elles se trouvent au Saint Sépulcre, dont la construction fut ordonnée par Constantin en 325, mais aussi parce que de nos jours quand quelqu’un décide de faire un graffiti cela donne rarement quelque chose d’aussi fin. Le Saint Sépulcre a souffert plusieurs incendies et destructions, notamment sous les Famitides égyptiens entre 969 et 1099. L’historien Yahia Ibn Said décrit cet événement :« Ils s’emparèrent de tous les meubles qui se trouvaient dans l’église et les détruisirent complètement; ils ne laissèrent que ce dont la destruction était très difficile. Ils détruisirent aussi le Calvaire et l’église de Saint Constantin et tout ce qui se trouvait à proximité, et ils tentèrent d’éliminer les vestiges sacrés.»

Ce sont les Croisés, qui sont les auteurs de ces petites croix. Cela rend la chose encore plus émouvante, car les Croisés, bien que l’histoire franc-maçonne qui fait foi de nos jours en particulier dans les écoles, salisse leur image, étaient de vrais héros. Depuis 1090, Jérusalem était un coupe gorge pour les chrétiens. Les Turcs, qui s’étaient emparés des lieux, les persécutaient et leur interdisaient l’accès au Saint Sépulcre. Pierre L’Ermite, religieux français, témoin des actes de barbarie et d’atrocités à l’encontre des pèlerins chrétiens, revint en France bien décidé à inviter l’Europe et le Pape Urbain II à se « croiser » pour rétablir la paix dans ces lieux saints profanés.

L’époque des Croisades est celle de la splendeur de l’Église. Les chrétiens quittaient femmes et enfants pour se battre pour regagner les témoignages physiques de la Passion du Christ (et El Al et l’aéroport Ben Gourion n’existaient pas à l’époque). La France était la vraie fille ainée de l’Église, dirigée par de vrais soldats et ministres de Jésus. D’ailleurs le chevalier Godeffroy de Bouillon, chef de la 1ère Croisade, fut nommé Protecteur du Saint Sépulcre, titre qu’il préféra à celui de roi, qui lui était dû en tant que premier monarque de Jérusalem. Il refusa aussi de porter une couronne d’or, à l’endroit où le Christ avait porté une couronne d’épines. Raymond d’Aguilers témoigne : « Après la prise de la ville, il était beau de voir la dévotion des pèlerins devant le Sépulcre du Seigneur et de quelle façon se manifestait leur joie en chantant à Dieu un chant nouveau. Et leur cœur offrait à Dieu vainqueur et triomphant des louanges inexprimables en paroles… » Les soit disant experts historiens de la période des Croisades évoquent toujours le style « exagéré » des récits de l’époque. Cependant 1000 ans plus tard ces récits sont toujours valables et témoignent bien de ce que l’on ressent et de ce que l’on vois à Jérusalem : les groupes personnes qui se mettent à pleurer quand leur guide leur explique face à quelle relique ils se trouvent, ou ne serait-ce que la tête que les gens font quand ils passent et touchent la porte d’entrée de l’Église. Ces milliers de petites croix sont le témoignage de la même dévotion un millénaire plus tôt.

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In the church of the Holy Sepulcher, the stairs going down to the Armenian Chapel of St. Helena, and the Chapel of the finding of the true Cross (another of these unthinkable and emotions boiling places), are keeping a small treasure. On the walls, finely engraved, ravishing very small crosses, by thousands. Seeing that, one is tempted to think : « here are the graffitis of those who love Jesus. »

Not knowing what it is, we can imagine the antiquity of these small engravings. Not only because they are located in the Holy Sepulcher, which building was ordered by Constantine in 325, but also because nowadays if one decides to make a graffiti, it’s rarely something so fine. The Holy Sepulcher suffered from several burnings and devastations, notably under the Egyptian Fatimids between 969 and 1099. The historian Yahia Ibn Said describes the events : « They took all the furniture that was in the church and totally destroyed it ; they only left what destruction was very difficult. They also destroyed the Calvary and the church of St. Constantine and everything nearby, and they tried to eliminate the holy relics. »

The Crusaders are the authors of these small crosses. That makes the all things even more moving, because in spite of the fact that the Free Mason history be relied on nowadays, especially in the schools, tarnishing their image, the Crusaders were real heroes. Since 1090, Jerusalem was a cut throat for the Christians. The Turks, that took possession of the place, prosecuted them and forbade them the access to the Holy Sepulcher. Pierre l’Ermite, a French religious, witness of the barbaric acts and outrages against the Christian pilgrims, travelled back to France determined to invite Europe and the Pope Urban II to « cruse » themselves to restore peace in these desecrated holy places.

The Crusaders period is the one of the Church’s magnificence. The Christians left wives and children to fight to regain the physical testimonies of the Passion of the Christ (and El Al and Ben Gurion airport didn’t exist in that time). France was the true first born of the Church, led by real Christ’s soldiers and ministers. By the way, the knight Godeffroy de Bouillon, leader of the 1st Crusade, was named Protector of the Holy Sepulcher, title that he preffered to « king » that he owed as the first monarch of Jerusalem. He refused to wear a gold made crown, in the place were Jesus wore a crown of thorns. Raymond d’Aguilers witnesses : « After the taking of the city, it was beautiful to see the devotion of the pilgrims in front of the Sepulcher of the Lord, and the way they showed their joy, singing a new canticle to God. Their heart offered to victorious and triumphant God, inexpressible praises… ». The so-called historian experts of the time of the Crusades always evocate the exaggerated style of the writtings of that time. However, 1000 years later, these writtings are style applicable, and testify very well of what one feels and sees in Jerusalem : groups of pilgrims starting to cry when their guide tells them in front of which relic they are, or only the face people have when they go through and touch the entrance gate of the Holy Sepulcher. These thousands of tiny crosses are the witness of the same devotion, a millenary earlier.

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Auteur : Elinor

My name is Aliénor, Elinor in Hebrew, and I’m a Catholic from Paris. My heart belongs to Israel, so I’m going to tell you my journey there, and why would a christian be in love with this country. / / Je m’appelle Aliénor, Elinor en hébreu, catholique et parisienne. Mon coeur se trouve à 3250km de Paris: en Israël! Je vais donc vous raconter mes voyages là-bas, et vous montrer ce qu’une chrétienne peut tant aimer dans ce pays.

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