Que ressent-on à Jérusalem? – How does one feels in Jerusalem?

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Israeli-Palestinian conflict, terrorism, stabbings, death, blood… that’s what medias show of Jerusalem. Last summer, as I was spending two months in Israel, my mother and my friends regularly sent me messages : « Olala it seems to get tough in Israel ! ». « Oh yeah ? », I answered. Indeed, problems in Israel are scary only in the medias.

The Old City of Jerusalem is unique, funny, one doesn’t even know where to look at, as it’s so rich !

The city is mainly Palestinian (you see how cruel the Israeli apartheid is… hum), it’s a giant souk in which you get approached in every languages by the merchants. Rosary beads, crosses, Magen David, taliths, kippas, wooden statues representing Jesus or Mary, crowns of thorns, camel leather sandals, candlesticks, nard or myrrh oils… An aftertaste of Temple merchants, but at the same time you want to buy everything. The Palestinians welcome you warmly in their little stores, sometimes serve you a Turkish coffee (“Just for pleasure, no business”, they say…), and give the best of themselves to have you pay 5 times the price. Their great tactic is to tell you : « Come, I want to make you a present ! ». So you get in the store, they make you a necklace with a little pearl. On the meantime, what are you doing? If not looking at their products!… It’s so irresistible that eventually you buy something. Last time it happened to me I left the store with a pair of golden earrings, that I’ve been wearing everyday since 4 months. I enables me to always have a little part of Jerusalem on me. So it’s not that mean !

“Humus, shnitzel, falafels!”

Next to the Holy Sepulcher there is two streets with a lot of restaurants. They are all yelling : « humus, shnitzel, falafels ! ». And approach the bystanders in all the languages : Hebrew, French, Spanish, Italian, Russian, Chinese. I’m quite impressed by them, as the Palestinians are actually bilingual in Arabic, Hebrew, English, and have small bases on many other languages. You can have a sit and taste an amazing humus plate, wonderful falafels, sweet baklavas, drink the best Turkish coffee ever, or a fresh pomegranate juice, squeezed in front of your eyes. The best restaurant I recommend is the one of Amir, the last one down the street, just under the Lutheran church. (I don’t own any shares, but I love that place!)

The religious outfits of Jerusalem

David street, the street from Jaffa Gate to the Western Wall, is kind of the religious Jews’ street. They have incredible traditional outfits, long beige silken coats, shtreimels (huge fox fur headgears), peottes down under the shoulders, beards that could make envious all the hipsters of the planet. There is also their wives, with wigs, covered hair, long skirts, always elegant: the modesty Jewish codes include in a very strong manner the beauty and the sophistication. Their daughters, looking like perfect schoolgirls. But also their little girls ! Dressed like princesses, with beautiful dresses and big colored knots in the hair. The cutest little girls ever. All over the day we can see them rushing to the Kotel. They are mixed with the orthodox priests : the Greeks in night blue with matching headgears, the Russians and the Armenians in black with super beards, and the Catholic Franciscans in a brown cassock with a white rope around the waist.

The magical Christian pilgrims

Finally, the Christian pilgrims. Magic people. Groups of Russians, Romanian, Mexicans, Ivorians, Argentinians, Chinese, Americans, Italians. They are so amazed to be at this very place that they would be ready to kiss all the walls of the city if they could. (I’m talking about them as if I was outside the lot… but the truth is that each time I go to Jerusalem I feel the same hysteria). How many of them can we see crying tears of joy !

Jerusalem is a city of hysteria. It has a taste, a smell, a noise, a craze. Provided that, you can’t get lost in Jerusalem, you just feel good. Palestinian merchants, Israeli soldiers, all of them try their best to make people feel at ease. You never feel scared, you just have an amazing moment. Nothing in the world is comparable. Nothing. Because there is only one God, and He decided that everything would happen in Jerusalem.

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Comment se sent-on à Jérusalem?

Conflit israélo-palestinien, terrorisme, coups de couteau, morts, sang… C’est ce que les médias nous montrent de Jérusalem. Cet été alors que je passais deux mois en Israël, ma mère et mes amis m’envoyaient souvent des messages en me disant :« Olala ça a l’air de chauffer en Israël ! ». « Ah bon ? » leur répondais-je ! Et oui, les problèmes en Israël ne font peur que dans les médias.

La vieille ville de Jérusalem est unique, drôle, on ne sais même pas où regarder tellement elle est riche.

Elle est principalement palestinienne (vous voyez comme l’apartheid Israélien est cruel…hum), c’est un souk géant, dans lequel on se fait aborder dans toutes les langues par les marchants. Chapelets, croix, étoiles de David, talliths, kippas, statues en bois représentant Jésus ou Marie, couronnes d’épines, sandales en cuir de chameau, chandeliers, huiles de nard ou de myrrhe… un arrière goût de marchands du Temple, mais en même temps on a envie de tout acheter. Les palestiniens nous accueillent chaleureusement dans leurs petites boutiques, nous servent parfois un café turque « juste pour le plaisir, pas pour le business » disent-ils, et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour nous faire payer 5 fois le prix. Leur grande technique c’est de nous dire : « Viens je veux te faire un cadeau ! ». Alors on entre dans leur boutique et ils nous fabriquent un petit collier avec une perle. Pendant ce temps que fait-on ? On regarde leur marchandise !… Tellement irrésistible que l’on finit forcement par acheter quelque chose. La dernière fois que ça m’est arrivé je suis sortie du magasin avec une paire de boucles d’oreilles en or, que je porte tous les jours depuis 4 mois. Cela me permet d’avoir toujours un petit bout de Jérusalem sur moi. Donc ce n’est pas bien méchant.

« Houmous, shnitzel, falafels ! »

À côté du Saint Sépulcre il y a deux artères avec plein de restaurants. Ils crient tous : « houmous, shnitzel, falafel ! » Et disent bonjour aux passants dans toutes les langues : hébreu, français, espagnol, italien, russe, chinois. Ils m’impressionnent pas mal, car finalement les palestiniens sont bilingues en arabe, hébreu, anglais, et en plus de cela ont de petites bases de plein d’autres langues. On peut s’assoir, déguster une assiette magnifique de houmous, des falafels fondants, boire un café turque incroyable, un jus de grenades toutes fraiches pressées sous nos yeux. Le meilleur restaurant c’est celui d’Amir, le dernier en bas de la rue, juste en dessous de l’église luthérienne (je n’ai pas d’actions chez lui mais je l’adore!)

Les habits religieux de Jérusalem

David street, la rue qui part de la porte de Jaffa pour aller vers le Mur des Lamentations, c’est un petit peu la rue des juifs religieux. Ils ont des habits traditionnels incroyables, de longs manteaux beiges en soie, des shtreimels (énormes toques en fourrure de renard), des péottes (papillotes) jusqu’en dessous des épaules, des barbes à rendre jaloux tous les hipsters de la planète. Et puis il y a leurs femmes, perruques, cheveux couverts, jupes longues, toujours élégantes : les codes de la modestie religieuse juive impliquent de façon très importante la beauté et la sophistication. Leurs filles, qui ressemblent à des écolières modèles. Et leurs petites filles : toutes petites, habillées comme des princesses avec des robes ravissantes, avec de gros noeux colorés dans les cheveux. Tout au long de la journée on les voit s’empresser à descendre la rue jusqu’au Kotel. Ils se mélangent aux prêtres orthodoxes grecs habillés en bleu marine avec un petit couvre chef assorti, russes ou arméniens en soutane noire, catholiques franciscains en bure marron avec une ceinture de corde blanche autours de la taille.

Les pèlerins chrétiens sont magiques

Enfin, les pèlerins chrétiens. Magiques. Groupes de russes, roumains, mexicains, ivoiriens, chinois, argentins, américains, italiens. Ils sont tellement émerveillés d’être là qu’on les croirait prêts à embrasser tous les murs s’ils le pouvaient. (Je dis « eux », comme si je me sortais du lot… mais en réalité à chaque fois que je vais à Jérusalem je ressens la même hystérie). Combien en voit-on pleurer des larmes de joie.

Jérusalem est une ville d’hystérie. Elle a une odeur, un goût, un bruit, une folie. Pourtant on ne s’y perd pas, on s’y sent bien. Marchants palestiniens, soldats israéliens, tout le monde cherche à nous mettre à l’aise. Il n’y a pas de malaise ou de crainte dans cette ville. Rien au monde n’est comparable. Rien. Car il n’y a qu’un seul Dieu, et c’est à Jérusalem qu’Il a décidé que tout se passerait.

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Auteur : Elinor

My name is Aliénor, Elinor in Hebrew, and I’m a Catholic from Paris. My heart belongs to Israel, so I’m going to tell you my journey there, and why would a christian be in love with this country. / / Je m’appelle Aliénor, Elinor en hébreu, catholique et parisienne. Mon coeur se trouve à 3250km de Paris: en Israël! Je vais donc vous raconter mes voyages là-bas, et vous montrer ce qu’une chrétienne peut tant aimer dans ce pays.

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